blue monday : écrire pour ne plus subir !

21 Jan 2019 | feel good paper théorie

Nous sommes le troisième lundi de janvier. Jusque là, tout va bien. Celui que l’on appelle, parait-il, le Blue Monday. Depuis qu’une agence de pub anglaise, maline, s’est appuyée sur une soi-disant étude scientifique pour lancer une campagne de communication pour une chaîne de télévision.

 

Le blue monday serait le jour le plus triste de l’année. De la conjonction des fêtes pas encore tout à fait digérées, du manque de soleil, du solde au plus bas à la banque après les soldes, des vacances encore loin, de l’abandon (déjà) des bonnes résolutions (vous pouvez d’ailleurs lire à ce sujet l’article « Bonnes résolutions, faut-il en prendre ? »)

 

Ça y est, l’atmosphère est plombée !

 

Le blues du lundi, et pas seulement le blue monday

Que cette histoire de lundi triste soit vrai ou fausse, il n’empêche que le lundi traîne, globalement,  une sale réputation. Mal aimé des jours de la semaine, les petites phrases assassines pleuvent sur lui dans les feed Instagram. On est aussi obligé d’y aller du hashtag #mondaymotivation, comme une sorte d’incantation pour nous aider à démarrer du bon pied. Et cela revient, 52 fois par an, comme une épreuve insurmontable.

 

Mais le lundi est-il bien en cause ? N’est-ce pas plutôt “d’y retourner”.

Oui, qui ne s’est pas dit après un week-end relax ou festif : “je n’ai pas envie d’y retourner”.  Où ? Faire son job, tiens !

Moi aussi, j’ai connu le blues du dimanche soir et la boule au ventre du lundi matin.

Mais il me semble que les jours n’ont rien à voir là-dedans. Si le week-end se pratiquait les mardi et mercredi, je suis sûre que nous aurions le blues du jeudi matin.

Ce qui se joue, c’est la façon dont nous subissons les situations. Alors, que dans mon for intérieur j’avais des rêves et des projets qui me tenaient à coeur, je rejouais le même film chaque début de semaine. Mais, je n’en avais pas vraiment conscience.

Un jour, je me suis vraiment demandée pourquoi je ressentais cela. J’ai décidé de tirer au clair cette histoire en pratiquant deux exercices d’écriture très simple.

 

Ecrire pour ne plus subir le blue monday et autres…

Le premier consiste à se mettre à l’écoute de ses émotions. Etais-je en colère ? Démotivée ? Triste ? Fatiguée… je me suis laissée allez le temps d’une grande page de cahier. Si vous faites cette expérience, il faut tout lâcher, même les choses pas jolies, jolies que l’on enfouit parfois bien consciencieusement. Si vous êtes en colère, blessé.e, déçu.e et qu’une personne ou une situation est en cause, écrivez-le, voire même décrivez. Chacun d’entre nous a le droit de se sentir comme il se sent. Notez tout ce qui vous vient sans jugement ni censure. Toutes les émotions sont légitimes. Malheureusement, sous couvert de “bonne éducation” on nous apprend plutôt à masquer nos sentiments, nous devons être lisses. “Never explain, never complain”, comme on dit chez les Windsor.

Il se trouve que, pour ma part, il est apparu que j’étais frustrée.

J’ai fini l’exercice en écrivant comment je voudrais me sentir, pour me projeter “positivement”. Pour cela, j’ai affirmé des phrases du type :

  • Je me sens sereine
  • Je me sens au clair
  • Je sais qui je suis
  • Je sais ce que je dois faire…

Il est important de prendre conscience de ses émotions plutôt que de les refouler.

J’avais constaté, il fallait maintenant agir, justement pour ne plus subir.

J’ai pris comme point de départ la situation qui me posait problème : retourner au travail le lundi matin. Dans une colonne, j’ai listé les “il faut, je dois”que cela m’inspirait :

  • gagner ma vie
  • être loyale
  • faire bonne figure
  • être prudente
  • etc…

Dans une autre, les “j’ai envie de”:

  • plus d’autonomie
  • d’écouter ma petite voix intérieure
  • créer ma boîte
  • etc…

Puis, j’ai noté ce que je pouvais modifier, faire concrètement pour prendre les choses en main. Pour ne plus subir, ni les lundis matins, ni les autres jours.

C’est comme ça que pour m’accomplir, un lundi matin, j’ai décidé d’aller parler à mon boss.

C’est ce jour là que l’aventure des Jolis Cahiers a vraiment commencé !

 

 

Bien sûr,  ces exercices ne s’appliquent pas qu’au blue monday ! Ils peuvent vous aider dans toutes sortes de situation dont vous voulez comprendre les blocages et vous aider à passer à l’action.

Si vous voulez découvrir d’autres exercices d’écriture, vous pouvez aussi lire :