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Écrire, une question d’équilibre…

19 Déc, 2018 | feel good paper théorie

Voilà, c’est arrivé.

 

Je n’ai plus le temps d’écrire. Ni par ici, ni pour moi. Rien.

(C’est bizarre cette sorte de mise en abime qui me conduit à écrire que je n’ai plus le temps d’écrire… non ?)

 

Pour être plus précise, je ne prends plus le temps d’écrire. Depuis quelques semaines, je suis à nouveau dans la roue du hamster. Celle dans laquelle on court, court, court… sans arriver à faire un pas de côté. LE pas de côté.

 

Je vis depuis quasiment une année maintenant une période exaltante. Très exaltante. J’ai réussi à donner vie à mon projet, à le nourrir d’idées créatives.

 

Je sais maintenant que cela, je le dois à du travail bien sûr, mais aussi curieux que cela puisse paraître, à l’écriture. Je peux même dire aujourd’hui, à la manière d’un Lamartine et de son célèbre “un seul être vous manque et tout est dépeuplé”, que “pas une seule ligne écrite et tout est compliqué”. 

 

Alors, pardon, mais j’ai 1000 bonnes excuses, tout à fait recevables, pour me dédouaner de mon infidélité à mon cahier et de ne plus écrire (un comble, oui je sais…vous connaissez les cordonniers, ceci, cela…). Je dois me concentrer sur les Jolis Cahiers. Je décide de prendre du temps pour faire du sport deux fois par semaine. Je dors car je suis fatiguée. J’essaie de passer du temps (un peu, pas assez) avec mes enfants, mon mari. Je vais voir un spectacle. Je lis (pas assez non plus…). Bref, je crois que je ne gaspille pas mon temps, je ne “binge watche” même plus aucune série ! Après tout, peut-être qu’écrire n’est pas si important que cela.

 

Sauf que l’absence de ce moment, la perte de cette routine d’écriture que j’avais installée au fil des dernières années, vient de me revenir en pleine figure. Oui, comme un boomerang que je n’aurai pas vu venir.

 

Écrire, le manque…

Elle me fait prendre conscience, plus que jamais, qu’à l’instar d’une pratique sportive, culturelle ou artistique, écrire est indispensable à mon équilibre. Le manque révèle en creux les bienfaits que j’ai pu en tirer jusqu’ici.

  • Alléger la charge mentale : écrire au quotidien, lors de séquences où je laisse le flot de mes pensées se déverser sur le papier m’apporte apaisement, détente et sérénité. Aujourd’hui, je suis plutôt happée par des états d’âmes, qu’ils soient d’ordre personnel ou professionnel, qui n’ont pas lieu d’être.
  • Apporter clarté et détermination  : ne plus me projeter entre les lignes amène des questionnements qui tournent en boucle dans ma tête. Insolubles, Ils paralysent l’action et rendent mes décisions frileuses.
  • Doper la créativité : moins d’écriture, c’est étouffer le flot de mes pensées. Ne plus me laisser aller à projeter, lors d’exercices de visualisation par exemple, tarit incontestablement ma petite fabrique à idées.
  • Affirmer ses ambitions : mon stylo posé m’interdit de voir grand. Je suis cadenassée dans ma zone de confort. Je ne pense plus au pourquoi mais au comment, car au fond, c’est plus facile. Je n’ose plus, tout simplement.
  • Provoquer la réalité : décrire ma vie, mon job tel que je les voyais, tels que je les voulais, m’a souvent permis d’ancrer (d’encrer ???) cela dans la réalité selon le principe des lois de l’attraction. Affirmer ce à quoi l’on aspire, c’est ce mettre en chemin pour l’obtenir. Pour l’heure ma boussole a perdu le nord !

 

Je pourrai continuer à lister encore tout le bonheur et le bien-être que constitue pour moi l’écriture. Mais je viens déjà de me « re-convaincre » moi-même, grâce à ces quelques lignes, qu’il est urgent, voire salutaire, de renouer avec mes rituels quotidiens. D’écrire…

 

Écrire, pour avancer

 

C’est d’ailleurs pour ces raisons aussi que j’ai créé les Jolis Cahiers. Pour partager cette conviction, pour vous permettre d’y goûter et peut-être d’en devenir accro, pour votre plus grand bien !  Cette feel good paper théorie, telle que je l’ai baptisée, m’appelle et me rappelle que prendre soin de moi c’est aussi faire rendre les armes aux maux par les mots.

 

Vous le savez, si vous êtes fidèle de cette gazette, je n’entends donner de leçons à personne. Ni vous abreuver d’injonctions.

Ce qui m’anime est le retour d’expérience. Ce que je partage ici n’a pas d’autre valeur que celle du partage et des bonnes idées à piocher ici et là. Chacun fait ce qui lui plaît, stylo en main ou pas !  Mais néanmoins, peut-être pourriez-vous profiter de la trêve de Noël pour expérimenter – ou renouer comme moi 😉 – à la feel good paper théorie…

Attention, effets secondaires très désirables !

 

Très bonne fin d’année.

 

PS : si vous ne savez pas par où commencer avec l’écriture, vous pouvez toujours lire cet article publié en juillet qui vous proposait un cahier d’exercices d’écriture pour démarrer, il est toujours d’actualité, même si l’été, lui, est loin dernière nous (ou devant nous, soyons optimistes !)